Que faire de nos objets indésirables, de nos déchets en Côte d’Ivoire?

Pas difficile de se débarasser des déchets, encombrants en Afrique. Il y a toujours quelqu’un qui veut bien prendre le moindre de nos objets indésirables ne serait ce qu’un morceau de peigne, une tête de poupée, une bouteille en plastique ou les déchets de ménage moyennant finance. Un appareil électroménager ou une baignoire désaffectée suivront le chemin d’une décharge. « Oui bon débarras » dirons nous avec contentement lorsqu’on nous en débarasse! Mais quand ces mêmes encombrants représentent la décoration de nos quartiers ou les nids de nos amis les anophèles porteurs de palu, c’est moins drôle. C’est comme balayer toute une pièce et pour finir pousser vite fait le tout sous le beau tapis. Nous parlons là des déchets non spéciaux, non indutriels qui représentent un autre vaste sujet.

Nous devons nous poser la question du devenir de ces objets que nous jetons.

A quoi bon savoir? Car comme pour le balayage de la maison, il faudra bien un jour soulever le tapis! Jusqu’à quand allons nous continuer à ignorer les conséquences de nos actes? Car nous savons très bien que la gestion des déchets est plus que défaillant en Côte d’Ivoire. Nous sommes à la source des déchets, alors nous sommes responsables de leur devenir.

Que deviennent ces objets là? S’ils sont réutilisables, ils auront une deuxième voire une troisième vie et puis au bout du compte ils seront abandonnés comme des déchets ultimes. Ils peuvent aider ceux qui les récupèrent pour les réutiliser ou les transformer ou recycler, alors tant mieux. Mais parfois ils peuvent être dangereux pour ces gens. Des bouteilles ayant contenu des produits toxiques ou avariés, des batteries ou appareils contenant des composants toxiques pour ceux qui les manipulent sans savoir le danger, autant de choses inconnus par méconnaissance même des multiples usages de seconde main.

Sans oublier les personnes qui travaillent tous les jours sur les décharges au risque d’être contaminées, empoisonnées, coupées, piquées etc..

Que faire?

D’abord devons nous acheter sans réfléchir? Avons nous besoin de posséder autant de choses inutiles? Ne pourrions nous pas créer une échelle de valeur des choses par leur degré d’utilité? Cela ne signifie pas que nous renonçons à nous faire plaisir? Non! il y a tellement d’objets inutiles en plastique ou avec des composants multiples et complexes. Des objets de toilettes, des jouets, des bijoux, des objets de décoration etc…

En cherchant bien peut être, l’on peut trouver des objets qui pourraient remplir les mêmes fonctions qui sont durables, recyclables et sans effets nocifs pour notre planète. Car comme nous le savons par exemple le plastique ne se dégrade pas pendant des centaines d’années, même quand il nous parait invisible à l’œil nu (sachets oxo-biodégradables)

Acheter responsable, consommer responsable, lire les étiquettes, penser à l’impact, voilà déjà la première étape d’acquisition du statut de citoyen éco-responsable.

Réutiliser, recycler, les objets, orienter vers ces étapes en est la deuxième étape.

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